Qu’importe le flacon Pourvu qu'on aie l'ivresse.

Et l'ivresse je la ressens dès lors que l'incompréhension s'installe entre certains correspondant et moi-même. Mais ce n'est pas toujours une ivresse euphorique. Je sais il est vrai, que mes lettres n'ont pas la forme qu'il faudrait, surtout d'après les livres que l'on peut lire comme celui que l'on m'a prêté, de la revue "Que choisir". Cette revue qui comporte 130 lettres types pour défendre nos droits, je dois dire que j'ai ouvert ce livre, que je l'ai feuilleté et refermé. Je me suis aperçu que des gens comme moi, s'ils veulent prendre comme modèles toutes ces lettres type, ils ne trouvent jamais celles qui correspondent à ce qu'ils veulent. Ces modèles, sont trop, je dirais mécanique, trop stéréotypées. Je préfère ainsi mettre plutôt le fond dans mes lettres que la forme, et tant pis pour ceux qui ont suivi une instruction qui ne leur permet de comprendre que ce qu'ils ont appris. C'est ce que j'ai constaté pour la plupart des lettres que j'ai pu écrire, et c’est ce qui me fait dire que nos "instruits" et les non instruits comme moi, originaire du même Pays, et qui parlent la même langue, semblent être des étrangers en ce qui concerne la langue écrite. Il est facile de constater, que quand des instruits écrivent à des non instruits, ces non instruits doivent comprendre ce qui est écrit, sous peine de poursuite si les ordonnances de ces écrits ne sont pas suivies. Mais quand les non instruits écrivent à des "instruits" ces "instruits" ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre ce qui est écrit, et dans ce cas ces "instruits" ne répondent pas ou ne tiennent pas compte des écris qu'ils reçoivent. Alors je me pose la question, au regard de ces situations. Qui sont les illettrés ? Les illettrés sont-ils ceux, qui n'ont pas pu suivre les "transformations" des langages et des écris ou ceux qui ont été trop vite dans le développement du langage et des écris. La réponse est certainement la deuxième suggestion, puisque les services qui reçoivent nos lettres ne comprennent plus les mots, ni le sens des phrases qu'ils n'utilisent plus. Il serait peut-être bon d'y réfléchir, et d'essayer de comprendre.

Ceux qui emploient des nouveaux mots tous les jours, sur nos chaînes de radio et de télévisions, feraient bien de se renseigner, si ces nouveaux mots seront bien compris par tout le monde. Mais bien sûr ! Je réfléchis dans le vide, je m'exprime dans le vide, et je m'adresse à des murs. Voilà pourquoi la plupart du temps, ceux à qui on s'adresse, ne répondent pas ou répondent à coté de la question. Il serait peut-être profitable à tous de comprendre que ces différences de compréhensions des uns envers les autres sont des motifs très important en ce qui concerne les conflits de générations !

Quoi qu’il en soit, et compte tenu de mon niveau d’instruction, cette affaire de taxe que je devais payer m’a demandé beaucoup de réflexion. Mais les difficultés que j’ai rencontrées dans ma vie m’ont donné une fois de plus la force de me défendre contre ces manipulateurs de masses. Pour me défendre je me suis servi de la faiblesse de leurs arguments, qui étaient mensongers. Ils ont voulu faire croire aux représentants du tribunal, et de la cours d’appel, que leur réclamation était fondée. En ce qui me concerne j’ai pu prouver que leur premier devoir, était ce qu’ils ne faisaient pas, qui était de prévenir les intéressés d’avoir à payer cette taxe. Ors c’est ce qu’ils n’ont pas fait envers moi. Ainsi la cours d’appel après étude de ces manquements de la part du syndicat des eaux et assainissement, a rejeté leur demande.

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