Prévisions

Nous sommes en 1995 et je me suis livré à un petit calcul en ce qui concerne la possibilité de faire travailler tout le monde. C'est un calcul très simple, qui n'est peut-être pas venu à l'idée de nos grands décideurs, parce que nos grands décideurs ont plus l'habitude de vouloir faire compliquer quand il est possible de faire simple. Mais toutes ces complications sont peut-être le fruit de trop "d'instruction". J'ai déjà expliqué cela aux tenants du pouvoir en 1985 mais cela n'a rien donné, et pourtant ?

Pour réfléchir aux données de ces petits calculs, il faudrait lire ma lettre de 1985. En poussant plus loin mon raisonnement, et prendre comme base le nombre de 16 millions d'actifs. Si ces 16 millions d'actifs travaille 4 jours et se reposent 3 jours, cela peut permettre d'embaucher 4 millions de travailleurs en plus. De quoi faire travailler tous les chômeurs et une partie des étudiants qui piaffent derrière les portes des universités. Combien coûterait cette mesure ? Cela reviendrait dans un premier temps à environ 400 milliards, ce qui correspond à peu près aux sommes qui sont utilisés en ce moment pour amortir les dépenses dues aux effets du chômage pendant une année. Comment trouver ces quatre cents milliards ? Il suffirait de les "emprunter" à notre banque de France, pour une année. J'estime à une année le temps qu'il faudrait pour mettre en place un tel changement, et pendant cette année, toutes les sommes utilisés pour subvenir aux besoins des chômeurs reviendraient dans les coffres de "notre" banque de France. J'estime que cet argent qui dort est notre argent. Ce geste de solidarité tant prôné ne serait que "devoir" de la part de "l'état". ( L'état c'est nous ). Il faut se dire aussi que toutes ces sommes d'argent investies dans les effets néfastes du chômage ne rapporte pas à l'état. Ce sont les actifs qui en font les frais, alors qu'à partir du moment où tout le monde travaillera, c'est de l'argent qui rapportera et sera utile à tout le monde. Une société est pleine de tous ces petits exemples que nos grands décideurs ne savent pas mettre en pratique. Tout comme ce chef de famille qui n'hésite pas à utiliser tout ou partie de ses économies pour aider un ou plusieurs de ses enfants.

C'est ce que je viens de faire pour mon fils aîné. Non seulement j'ai vidé mon livret (A) sur lequel il y avait 3.000 francs, mais en plus j'ai emprunté 12.000 francs que je rembourse en 12 mois. Cette opération me coûtera 900 francs. C'est cela la solidarité. Il serait temps que nos grands décideurs prennent des exemples sur les masses à qui ils prétendent apprendre le savoir-vivre, et résoudre tous les problèmes qui nous assaillent. Mais voilà, nos grands décideurs raisonnent comme des riches qu'ils sont et qu’ils ont toujours été. Seuls les pauvres connaissent vraiment la valeur de l'argent. Ils savent à quoi peut, et doit servir les réserves que chacun de nous envisages de faire en fonction d'un "coup dur" toujours prévisible. Nos grands décideurs ont perdu cette logique toute simple ou n’ont jamais eu cette logique, sauf la lire dans les livres. Savent-ils vraiment lire ce qu'il faudrait lire ? Comprennent-ils cette logique qui est,

"Qu'il faut semer pour récolter".

Nous faisons maintenant partie des sept Pays les plus riches du monde. Nos grands Rois aussi étaient riches et pourtant ils avaient souvent leurs caisses vides. Mais ils se couvraient de pierreries et mangeaient dans des assiettes d'or ou d'argent, sans se préoccuper des malheurs des masses. Nos grands "Rois" de maintenant ont des réserves énormes de capitaux et ne se soucient pas des malheurs des masses. Ils ne veulent pas envisager de changer. Pourtant un changement des mentalités que l'on entend tous les jours serait nécessaire, pour faire ce que mon idée simple préconise de faire. Travailler 4 jours et se reposer 3 jours,

"Sans réduction de salaire bien sûr" !

Les modalités d'un tel changement de pratique et surtout d'habitudes, nécessite des précautions "d'installation". Mais la chose est envisageable le plus tôt possible, si l'on veut que la pression populaire baisse. Il ne faut pas compter sur la croissance de la consommation pour créer des emplois. Ces quelques emplois qui combleraient comme certains le pensent, les trous énormes en tout genre. La situation sociale que nous connaissons depuis plusieurs dizaines d'années, ne fait que s'amplifier au lieu de se résorber. Tout ce que je dis là, n'est que la continuité de ce que j'ai écrit aux tenant du pouvoir en 1985, sans que cela ait amené un changement de quoi que ce soit.

Qui a écrit : "Ô temps suspends ton oeuvre" De quoi ou de qui voulait-il parler ?

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