A MONSIEUR QUILLES EN 1983

Bonjour

J’ai déjà écrit plusieurs fois à vos prédécesseurs sans résultats bien sûr. Je sais que vous n'êtes pas intéressé par l’avis d’un simple citoyen comme moi de notre beau Pays, s’il n’est inclus dans le milieu des médias ou des personnes comme vous, faisant partie du groupe des élus de notre lamentable société. Je commence par vous Monsieur le Ministre des transports, et de quels transports s'agit-il ? S'agit-il des transports des travailleurs allants et venant de leurs lieus de travail dans un premier temps ou de leurs transports pendant leurs loisirs et leurs déplacements personnels, qui se situe tout au long de nos journées qui composent les semaines, les mois, les années de notre vie. Je ne le pense pas ? Si j’en juge la façon dont vous rentabilisez ce service. Rendez-vous compte, que votre façon de voir les choses au Ministère des transports, est devenu, et devient de plus en plus un Ministère de racket et d’escroquerie, alors qu’il devrait être plutôt un véritable ministère des transports ! De ce coté, vous n'êtes pas meilleur, mais pire que la plupart de vos prédécesseurs, car vous poursuivez et amplifiez le mouvement d’escroquerie qu’ils ont commencé.

Je vous pose la question ? Et je m’explique, ! D’après vous? N’est-ce pas une escroquerie que de continuer à laisser venir les banlieusards avec leurs voitures dans les villes, sachant d'avance qu’ils ne trouveront pas de place pour garer leurs voitures. Alors vous les attendez au virage pour les verbaliser. Vous savez que des dizaines et des dizaines de milliers de voitures ne trouveront pas de place pour stationner. Vous savez que les agents qui "sévissent" dans ces services d’escroquerie et de racket, se font un plaisir de les rançonner à tout instant. Car vous le savez bien, que, dans une ville comme Paris, pour ne citer que cette ville, il y a chaque jour ouvrable, (les cinq jours de la semaine) des centaines de milliers de banlieusard qui viennent dans Paris pour y travailler. Si j’emploie ce terme de racket et d’escroquerie, c’est que vous savez qu’il n’y a pas de place, et que vous pensez qu’ils ne devraient pas venir dans les villes. Vous pensez, que s’ils viennent, c’est parce qu’ils le veulent bien. Vous pensez ainsi, que de ce fait, vous ne vous sentez pas responsable. Ils devraient comme vous, savoir qu’il n’y a pas de place, donc, ils devraient s’abstenir. Et bien vous pensez mal ! Pour qu’ils s’abstiennent, il faudrait qu’ils aient un moyen de transport de remplacement, ors il n’y en a pas. Le seul moyens de transport dit en commun qui existe dans notre Pays, est pratiquement inexistant, et vous devriez savoir qu'il est déjà saturé dès l’instant ou commence la migration du travailleur vers son lieu de travail, et son retour vers son lieu de résidence. C’est donc par volonté ou incapacité que vous maintenez cette situation. Et vous gagnez sur tous les tableaux qui ne sont pas d’un moindre rendement. C’est une façon comme une autres de maintenir une situation, dont les victimes n’ont pas d’autres solutions que d’espérer s’en sortir à moindre frais, en se faisant le plus petit possible. Ils se disent que sur les cinq millions de contraventions annuelles pour stationnement que les services spécialisés ont dressé, en ont eu qu'une où deux, ils ne s’en tirent pas trop mal.

Je vous propose une solution, qui serait dans un premier temps, de créer des transports en commun pour au moins 5 millions de travailleurs. Cette création diminuerait d’un seul coup une bonne partie des difficultés de circulation les jours ouvrables. Bien que je vous aie déjà fait comprendre, que plus la circulation est difficile pour les usagers, plus les recettes augmentent dans les caisses de l'état. Mais je veux bien oublier ce coté de la chose, et penser aux cinq millions d’utilisateurs de ces transports en commun. Il faudrait pour cela 100.000 autocars, qui, je suis sur, seraient les biens venus. Car suite à une lettre que j’ai écrite à l’un de vos prédécesseurs, je souhaitais qu’un sondage fût fait. Je voulais lui faire savoir puisque tous ceux qui viennent à ce ministère ne veulent pas le savoir ! Que s’il y avait des transports en commun adéquats pour les automobilistes qui utilisent leurs voitures chaque jour ouvrable, combien prendraient les transports en commun. Et bien ce sondage a été fait par Arlette Chabot sur France inter, et les réponses ont été favorables à 67 %, ce qui n’est pas si mal. Pourtant, à l’heure ou ce sondage a été fait, la plupart des travailleurs comme moi étaient dans leurs voitures, donc dans l’impossibilité de participer et de s’exprimer.

Je vous propose de mettre en circulation cent mille autocars, c’est je pense, ce qu'il faudrait dans un premier temps pour diminuer la circulation automobile qui diminuerait du même coup la pollution automobile. Ces 100.000 autocars pour un premier départ, seraient répartis autour des plus grandes villes de France. Ils pourraient remplacer cinq millions de voitures. La consommation de gasoil de ces cent mille autocars (je pense que ces autocars seraient des diesels) serait d’environ 3.600.000 litres par jour. Soit environ, six fois moins que les consommations actuelles pour cinq millions de voitures. Quelle belle occasion pour réduire le déficit de notre commerce extérieur (dû à l’achat du pétrole). De plus ces cent mille autocars créeraient environ trois cent mille emplois. Je vous donne ainsi la façon de supprimer le chômage. En tiendrez-vous compte ?

Et le trou de la sécurité sociale. Parlons-en de ce fameux trou de la sécurité social, que vous semblez être fier d’avoir bouché provisoirement, mais sans que nos médias en dénoncent le prix. Ce prix qui est payé par les familles. Puisque avec vos collègues du gouvernement vous avez supprimé le premier et le dernier mois des droits d’un enfant. Il n’y a pas de quoi être fier de la part d’un socialiste, de décider de telles mesures qui touchent sept cent cinquante mille naissances par an. Soit environ cent cinquante francs pour les droits d’un enfant à sa naissance, et trois fois plus pour un enfant en fin de droit. Ces suppressions de revenu, qui représente dans bien des cas un gros trou lorsqu’un aîné dans une famille se trouve en fin de droit. Par ce fait de supprimer le dernier mois, auquel des parents auraient bien besoin, vous les enfoncés encore plus dans la misère. De cette suppression, je sais de quoi je parle, puisque j’ai vécu cette situation. De cela aucun média pour en parler, et dénoncer les ravages que cette mesure peut causer dans une famille. Il faut avoir eu faim pour le comprendre. Mais de cela non plus pas un mot de nos médias. Pas un mot de ces situations qui se produisent chaque mois dans un bon nombre de familles dans notre Pays. Ils pourraient pourtant nos médias s'intéresser à ces situations réelles, plutôt que de s'intéresser aux petites phrases de certains dirigeant de syndicats. Ces gens qui passent plus de temps à dire et à dédire certaines choses qui les désignent comme ayant une certaine personnalité. Ces chefs de syndicats nous entraînent dans des situations de plus en plus invraisemblables. Quand vont-ils comprendre que si nous les suivons dans la voie qu’ils nous entraînent, il y aura de moins en moins d’actifs ? Puisque de plus en plus, la machine remplace l’homme, et qu’il y aura de moins en moins d’emplois. Alors que faut-il faire ? Ce n’est pas les quelques soi-disant créations d’emplois qui remplaceront les milliers d’emplois chaque année supprimés. Ne me dites pas, que vous les grands hommes, vous ne voyez que la solution dans laquelle vous nous entraînez. Vos divergences ne font qu’aggraver là situation pour nous précipiter de plus en plus vite dans l’abîme de situations où il nous sera impossible de sortir. Nous n’en serions pas là, si vous les grands hommes, n’aviez pas fait là bêtise au référendum de 1969 de faire voter les travailleurs contre eux-mêmes ! Car c'est bien de cela qu’il s’agit. De plus, vous ne seriez pas là à vouloir diriger la barque dans laquelle nous sommes tous embarqués, et que vous ne savez pas diriger.

Je parlais aussi de la génération Mitterrand. J'entends dire que nous manquons d’enfants, mais pour qui prenez-vous les masses ??? Comment pouvez-vous penser qu’il vous suffit de nous dire faite des enfants et nous ferons des enfants ! Avez-vous déjà oublié ce qui s’est passé depuis le début de ce siècle ! Avez-vous oublié les deux guerres mondiales de notre siècle dont la deuxième a fait plus de 53 millions de morts, et je ne compte pas les infirmes qui vivent encore. Comment pouvez-vous avoir oublié qu’en cinq années de guerre est morte une population égale à la population de notre Pays ! Comment pouvez-vous ne pas voir que sur sept cent cinquante mille naissances par ans dans notre Pays,

Des milliers se retrouveront aux chômages !

Des milliers se feront tuer sur nos routes !

Des milliers se retrouveront infirmes à vies !

Des milliers se retrouveront chaque année devant les tribunaux devenus délinquants parce que la délinquance pour tous ces gens devenus exclus par vos incapacités à faire fonctionner une société correctement est leur seul moyen de survie. Tous ces oublis de votre part provoqueront des milliards de larmes !

Ces milliards de larmes versés par ces millions de parents et amis qui pleureront ces milliers de victimes ! Comprenez que ces milliards de larmes sont les millions de raisons qui font que la plupart d’entre nous ne veulent plus d’enfants ! Vous continuez à arborer ce sentiment de fierté devant vos échecs ! Vous oubliez ce dicton qui dit que "la fierté n’appartient qu’aux imbéciles" ! Ce dicton ne semble pas faire partie de vos connaissances et cela est bien dommage ! Car il vous ferait peut-être avoir un peu plus d’humilité, ce sentiment que peu d'être humains ont, il est vrai ! Il suffirait peut-être qu’il y en ait quelques uns de plus pour que la balance penche de l’autre coté, nous donnant plus de bien pour nous.

Nous ne voulons plus de tous ces morts ni de tous ces blessés dont 60.000 à vie chaque année sur nos routes !

Nous ne voulons plus être tassés comme des sardines dans les transports pour aller et revenir de notre travail.

Nous voulons que tout le monde travaille, c’est un besoin pour chacun.

Nous ne voulons plus que nos forêts meurent par les 40.000 tonnes d’essence brûlée en trop chaque jour ouvrable, et cela seulement dans notre pays !

Nous ne voulons plus de contraventions pour le stationnement.

Nous ne voulons plus être obligés d’aller rechercher notre voiture dans vos fourrières.

Nous ne voulons plus être les victimes de votre racket parce que nous possédons une voiture que vous nous obligez à utiliser pour mieux nous rançonner.

Oh ! Mère grand comme vous avez de belles dents ! Mais c’est pour mieux te croquer mon enfant. Et bien ! Nous ne voulons plus être croqués de cette façon ! Ni cuisinés à toutes ces sauces là ! Si vous êtes ceux que vous avez promis que vous seriez en nous promettant le changement qui ne change jamais, alors tenez vos promesses ! Sinon vous risquez d’avoir des surprises. Si comme je le souhaite, et comme le dit une certaine fable, "tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse", vous pourriez être obligé de vous "casser" aussi. Nous pouvons vous obliger à améliorer notre sort mieux que les dirigeants des syndicats ont pu le faire jusqu’à maintenant. Je n'exagère pas en accusant les syndicats de n’avoir rien fait, les appels aux secours qu’ils lancent pour arrêter la chute de leurs adhérents est là pour le prouver. Ils sont en perte de vitesse par leurs fautes.

Nous ne voulons plus être les moutons qui se laissent conduire à l’abattoir sans rien dire ! Même si pour moi se ne sont pas les moutons qui mènent le troupeau. Nous avons besoin d'être guidés c'est vrai, mais nous pouvons l'être par des vrais grands hommes qui acceptent d'écouter d'abords et de réaliser ensuite nos aspirations. Si nous le faisons savoir tout espoir nous est permis et il faut le faire savoir ! N’est-il pas écrit dans la bible ! Frappez il vous sera ouvert ! Demandez et vous recevrez. Celui qui a écrit cela ne devait pas connaître les hommes. Si ce n’est une vérité c’est au moins une " prière " pour nous tous, et ne doit pas être un argument utilisé par certains d’entre nous pour nous ridiculiser. C’est cela le vrai pouvoir du peuple et non celui que voudraient nous imposer certains hommes dont le résultat serait de nous dominer encore plus. Notre bien est entre nos mains, il n’est pas dans le mieux que vous voudriez nous faire subir.

Nous sommes dans notre Pays 55 millions à être concernés par la pollution de l’air que nous respirons.

Nous sommes environ 20 millions à être concernés par les transports un commun.

Nous sommes 10 millions à être concernés par les embouteillages, la circulation en accordéon dû à nos 10 millions de voitures, que nous sommes obligés d’utiliser par manque de transports en commun adéquat.

Nous sommes environ 5 millions à être concernés par l’escroquerie et le racket des pouvoirs publics en ce qui concerne le stationnement de nos voitures et leur enlèvement vers les fourrières. Je ne fais pas encore partie des chômeurs, mais ils sont environ 3 millions à espérer pouvoir travailler. D’avoir la fierté et l’honneur de gagner leur pain et celui de leurs enfants. Tout cela fait un poids considérable sur la conscience de nos grands hommes qui n’a pas l’air de les handicaper beaucoup. Tout comme les dirigeants de ces syndicats en regards des moins de 3 millions de leurs adhérents. Ils n’ont jamais été capables de faire de grandes choses mais seulement tromper l’espoir de tous ceux qui leur ont fait confiance et qui leur font encore confiance maintenant. À leur place, (les dirigeants) je ne serais pas très fier. Pourtant ils lancent de grandes idées comme de dire ; Il faut encore augmenter les charges des actifs pour que vivent ceux qui ne travaillent pas. C’est vrai que ceux qui ne travail pas doivent vivre. Mais pourquoi ne pas utiliser cet argent en trop dans les organismes boursiers ? Pourquoi ne pas utiliser cet argent pour faire vivre ceux qui ne travaillent pas, en les faisant travailler ? Pourquoi ne pas partager le travail entre nous tous ? Comment peuvent-ils nous faire admettre qu'il y ait de l’argent pour faire vivre tous ceux qui ne travaille pas et qu'il n'y en ait pas pour les faire travailler ? Comment rester indiffèrent à des raisonnements, à des objectifs comme ceux que nos soi-disant grands hommes poursuivent en ce moment. Je dis non ! Il faut changer cela ! Il faut agir et nous faire entendre ! Je vous le demande tous concernés, si vous lisez un jour ces lignes, vous devrez le faire savoir. Ce ne sont pas les moyens qui nous manquent ? Ne serait-ce qu’en renvoyant à nos pouvoirs publics tous les papillons verts que nous trouvons sur nos pare-brise pour leur faire comprendre que nous ne voulons plus de ce racket. Que nous ne voulons plus monter dans un transport en commun qui nous transporte comme des bestiaux !

Nous ne voulons pas être des moutons mais des hommes ! Nous voulons avoir la chance qu’ont nos moutons qui, eux ne sont tondus qu’une fois par an, alors que nous, nous sommes tondus toute l’année. Ni comme les poulets qui sont plumés seulement pour être mangés, alors que nous sommes plumés à vifs, toute l’année.

Nous voulons bien participer à la grandeur de notre Pays, mais à sa vraie grandeur. La grandeur d’un Pays se reconnaît au bonheur de son peuple, comme se reconnaît la grandeur d’une basse-cour, qui se reconnaît, à la qualité de ses volailles et non au dindon qui se pavane en son centre. C’est ce qu’ont toujours fait jusqu’à maintenant la plupart de nos grands hommes, je dis bien la plupart. Ceux qui ont voulu notre bonheur en ont toujours été empêchés. Voyez le Général De Gaulle et ceux qui nous dirigent maintenant. Nous avançons à cloche pied alors que nos deux pieds pose bien sur la terre, il faut changer cela. Et que chacun des citoyens concernés fasse comme moi qu’il vide son sac.

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