Lettre à Monsieur Gayssot

Mon envie que j'ai toujours eue de m’adresser à tous ces responsables, fait que j’ai aussi envoyé cette lettre de M. Quillés à Monsieur Gayssot Ministre des transports. J'ai aussi ajouté quelques commentaires, dont certaines phrases sont déjà citées dans les commentaires que j’ai adressés à M. Jospin. Mais ne m’adressant pas à la même personne, je suis donc obligé d’en répéter certaines. Comme de M. Jospin, je n’ai pas non plus reçu de réponse à cette lettre, mais je pense que Monsieur Gayssot a lu ma lettre. Car dans cette lettre à Monsieur Quillés, j’accuse les pouvoirs publics d'être responsable de la mort de cinq mille tués chaque année sur nos routes, et j’ai entendu plusieurs fois Monsieur Gayssot dire qu’avant cinq ans, le nombre de morts sur nos routes devait diminuer d’au moins cinq mille tués. Je considère, peut-être à tord, que c’est une réponse indirecte à ma lettre, mais je le considère comme tel.

 

Monsieur le Ministre.

Le 25/10/97.

Je fais partie des électeurs qui suivent les "péripétie" de leurs élus, et je m'aperçois comme beaucoup de mes semblables que les résultats de nos élus, sont toujours très loin de leurs promesses, et ce n'est pas une image. Il suffit d'une part de regarder derrière soit pour s'en rendre compte, et d'autre part de constater, ce qui se fait après chaque nouvelle élection. Vous ne parviendrez pas plus que vos prédécesseurs à améliorer le sort de tous ces gens qui sont restés sur le bord de la route. Il suffit pour s'en rendre compte de regarder la façon dont vos "collègues" reculent sur les décisions qu'ils ont prise en arrivant. Moi qui n'ai jamais voté à gauche j'ai apprécié les décisions sur la famille. Il n'est pas normal que ceux qui ont trop, soient soutenus comme ceux qui ont moins. Car le résultat est là ! Si l'on donne moins à ceux qui ont moins, pour donner plus à ceux qui ont plus, et cela sans augmenter le volume nécessaire, il n'est pas besoin d'être sorti de "Saint-Cyr" pour en imaginer le résultat. Vous ne tarderez pas à vous rendre compte des réactions que vont engendrer ces faiblesses. En ce qui concerne les 35 heures c'est la même chose, cette mesure est trop faible. Il faudrait maintenant en venir aux 4 jours de travail et 3 jours de repos. C'est une solution qui deviendra inévitable dans l'avenir, en espérant qu’elle ne viendra pas trop tard ! Il y a longtemps que cette mesure aurait dû être prise, et vous allez le constater en lisant la lettre que j'ai envoyée à l'un de vos prédécesseurs en 1985. Cela fait plus de 12 ans, et les situations du moment ne se sont pas améliorées bien au contraire. Cette lettre vous surprendra par sa forme, mais je vous demande d'être un peu compréhensif à mon égard. J'ai 67 ans et j'ai été illettré la moitié de ma vie.

Cette lettre qui suit que j'ai aussi envoyé à "notre" Premier Ministre, ne parle pas que du travail, elle parle surtout des transports. Je sais qu'en vous envoyant cette lettre, je l'envoie à des murs, et des murs ça ne répond pas. Mais je ne cherche pas de réponse ! Je souhaiterais que des résolutions soit prisent pour améliorer le sort de tous ceux qui chaque jour que le lever du soleil fait, entre dans la misère. Cette misère qui à pour cause actuelle le chômage. Il y aurait actuellement sept millions de personne en France qui seraient dans ce que l'on désigne maintenant comme étant dans la précarité. Il ne suffit pas d'employer des mots qui ne changent pas le résultat des lacunes de nos sociétés dites moderne. Vous devrez d'abord résoudre tous ces retards dans les réalisations promises, sous peine pour vous, si vous ne prenez pas de décisions, de vous retrouver éjectés comme cela ce fait maintenant dans nos "démocraties". Les masses ne veulent plus, de phrases comme : Nous devons faire, nous pensons, nous étudions, nous prendrons des mesures, alors que les problèmes s'aggravent de plus en plus. Si c'est cela que vous pensez faire, alors les réactions des masses seront de plus en plus dur. Je ne pense pas me tromper de beaucoup dans mes prévisions.

En ce qui concerne le chômage, si vous ne légiférez pas les mesures qu'il faut, si vous continuez à rechercher le dialogue social, qui depuis des décennies n'ont rien donné, vous n'arriverez à rien. En ce qui concerne le dialogue social, je n'invente rien les faits sont là.

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