Lettre à Mitterand

J'ai écrit 3 lettres à M. Mitterrand, et M. Mitterrand n'est pas un homme que j'ai particulièrement apprécié bien au contraire. Je n'ai jamais aimé ce personnage, il était trop médisant, trop orgueilleux. C'est d'ailleurs ce qui ressort le plus dans les lettres que je lui ai écrites. Malheureusement mon opinion ne l'a pas fait changer, cela est bien dommage, et pour lui et sa postérité. Mais là ou il est maintenant ce n'est pas lui qui en souffrira. Il faut dire aussi que l'opinion de personnes comme moi n'est jamais prise en compte par tous ceux qui ont la possibilité de diffuser les opinions des uns et des autres. Pourtant les sociétés actuelles, dites démocratiques, modernes, disposant de moyens d'expression soit disant à la portée de plus en plus de monde, gagneraient à écouter les avis qui se multiplient de plus en plus, mais tous ces moyens ne sont que des leurres. Seuls ne sont diffusés que les avis de ceux qui appuient les idées de ceux qui les prônent. Avec une telle force de conviction, que, même si ses idées ne sont en premier lieu, que trop souvent mensongères, de mauvaise foi, et c'est souvent le cas, elles passeront par priorité. La mentalité humaine est comme cela. Il suffit pour s'en rendre compte d'avoir quelques décennies de vie, et de regarder les résultats que nous en avons. Voyez les 14 années de présidence de M. Mitterrand, qui peut nier le contraire, seul la mauvaise foi le peut, et elle ne s'en prive pas. Il serait pourtant bon que des opinions comme les miennes, soient prises en compte, et mises en bibliothèque comme beaucoup d'autres, pour que les historiens, qui, dans quelques décennies, voire quelques siècles, puissent mieux analyser la vie de notre époque, le 20éme siècle. Expliquer plus justement, que des hommes comme Mitterrand qui ont été au pouvoir, ont permis à certains de ces semblables, de profiter de la position de Mitterrand. Il en était si fier qu'il se disait : maintenant, je suis le Président, vous faite ce que vous voulez, et c'est ce qu'ils ont fait. L'anarchie des requins des affaires s'est développée à vitesse grand V, on n'en voit le résultat. L'anarchie continue, puisqu'on ne voit diffuser que des livres pro Mitterrand, et on poursuit en justice ceux qui ont écrit sur ce qu'ils ont subit des effets de la personnalité de Mitterrand dans sa fonction. Bien sur, ceux qui liront ces livres, les liront pour voir ce que nous avons été, et notre époque doit diffuser les livres qui expliqueront comment nous étions en vérité, sans mensonges. Et pas comme le démontrent la plupart des opinions de notre époque, je n'invente rien, les faits sont là...

La lettre qui suit est la deuxième lettre que j'ai envoyée à M. Mitterrand. Je n'ai pas eu de réponse, comme pour la première, c'était en janvier 1989, année du bicentenaire de la révolution, qui a été commémorée par des personnages de la même mentalité. Avec en moins heureusement, (on évolue quand même), les idées de massacre des enragés de cette époque.

Je n'ai plus la copie ce cette première lettre. La réponse me disait que, peut-être le ton et le contenu de certains de mes propos paraissaient dépasser mes pensées, ils se trompaient. Je recopie intégralement la réponse que j'ai reçue de cette première lettre, et signée de M. Michel Jau.

 

Monsieur.

<<<J'ai été chargé de répondre à la lettre que vous avez adressée à Monsieur le Président de la République.

Vous exprimez une révolte sincère, même si je crois que le ton et le contenu de certains de vos propos paraissent dépasser votre pensée.

Je voudrais vous dire que le Chef de l'état ne méconnaît pas les situations de détresse matérielle et morale rencontrée par certains de ses concitoyens. C'est pourquoi la lutte contre la pauvreté et l'amélioration des conditions de vie des plus démunis constitue à ses yeux un objectif constant.

Ainsi, lors du discours qu'il a prononcé le 12 décembre à BELFORT, il a rappelé la nécessité de lutter contre les différentes causes d'exclusion, tenant notamment à l'insuffisance de formation, et celle de poursuivre une politique économique créatrice d'emplois. Il a notamment déclaré : " Il faudrait bien penser, lorsqu'on assume des responsabilités politique, syndicales et professionnelles, que, s'il faut parer au plus pressé, le plus pressé c'est celui qui souffre, c'est celui qui n'a pas d'emploi, le plus pressé c'est celui qui ne peut pas élever sa famille, le plus pressé c'est celui là et tous les efforts doivent être conjugués pour tendre à limiter le chômage, donc à développer l'activité économique ".

Il m'est agréable de vous adresser le texte de son intervention.>>>

Effectivement j'ai reçu dans ce courrier la copie du discours qu'a fait Mitterrand à Belfort. J'ai toujours cette copie, qui prouve bien, que Mitterrand était un beau parleur sans plus. Quand je relis cette lettre, je me dis que c'est un homme qui parlait beaucoup, qui critiquait beaucoup. Mais qui n'a jamais su agir. Il ne pensait qu'a sa cote de popularité. Il suffit de regarder le résultat de ses 14 années de présidence de la République, je n'invente pas la réalité du résultat. Si ses paroles avaient été en accord avec ses réalisations, il n'aurait pas dépensé autant d'argent dans les constructions inutiles qui ont fleuri pendant ses deux septennats. Il aurait modernisé, et construit des établissements pour former les jeunes qui sont entrés dans la vie active pendant qu'il était présent. Ainsi il aurait donné à sa présence à la tête de notre République, plus de poids pour sa postérité, et moi même, qui ne l'ai jamais apprécié, mon opinion envers lui aurait peut-être changé. La situation de l'emploi ne serait pas ce quelle est de nos jours.

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