Les signes du zodiaque et les médailles

Il y a douze signes du zodiaque et nous sommes plus de cinq milliards d'êtres humains, pourtant les prévisions horoscopiques agissent comme si tout ce qu'ils racontent comme mensonges s'adressaient à chacun d'entre nous, et ce n'est pas tout, lisez la suite.

Si je divise ces cinq milliards d'êtres humains par les douze signes du zodiaque, cela fait environ quatre cent seize millions de natif du même signe. En admettant que les répartitions des signes du zodiaque soient égalitaires sur la surface de notre planète. Si je poursuis mon calcul, que je prenne seulement les soixante millions d'habitants de la France, et que je divise ces soixante millions par les douze signes du zodiaque cela fait cinq millions de personnes du même signe.

Sur ces cinq millions je dois séparer les personnes adultes, capables de travailler, et de convenir à ces entreprises qui recherchent ces signes distinctifs. Je dois avouer qu'à ce point de mes calculs je suis plutôt perdu, mais quand même, je ne pense pas que dans notre Pays, il puisse y avoir, un nombre si important d'individus, qui pourraient avoir un signe du zodiaque qui corresponde aux voeux de ces chefs d'entreprises de vouloir n'embaucher que des signes particuliers. Par contre si j'écoute ces chefs d'entreprises qui n'embaucheraient que les natifs des signes du zodiaque qui leur conviennent, je vois une augmentation des chômeurs très importante, car tous ceux qui travaillent, qui se trouvent dans ces entreprises et qui ne correspondent pas aux signes désirés, ils vont se faire virer.

Mais bien sûr ! Tout cela n'est que chimères. Il vaut mieux se dire que ces individus qui parlent à tors et à travers des signes du zodiaque ne sont que le résultat de la bêtise humaine, de l'incommensurable bêtise humaine. Je voudrais bien imaginer que je rêve. Que je m'amuse à penser que la bêtise humaine, l'incommensurable bêtise humaine est moins importante qu’elle ne l'est vraiment, pour me remonter le moral que je pourrais avoir bien bas suite à tout ce que l’on peut entendre comme ânerie. Mais heureusement n’étant pas sensible à toutes ces bêtises, je peux continuer à vivre sans me poser trop de questions.

Quand je constate toutes ces anomalies, toutes ces superstitions, toutes ces déviations mentales. Quand je vois le nombre de phobie de l’espèce humaine, je suis quand même un peu troublé. Quand je vois le comportement des humains devant certaines situations, comme ne pas vouloir passer sous une échelle. Pourquoi ne pas vouloir passer sous une échelle ? En ce qui me concerne je peux passer sous n’importe quelle échelle, sauf qu’avant de passer je regarde s’il n’y a pas quelqu’un, un ouvrier qui serait susceptible de me laisser tomber quelque chose sur la tête, sans le faire exprès bien sûr. C’est la seule raison qui pourrait m’empêcher de passer sous une échelle. Je suis souvent passé sous une échelle, et je n’ai jamais eu plus de malheur pour cela. Je ne pense pas que les difficultés que j’ai eues dans ma vie viennent du fait que je passe sous une échelle. C’est comme avoir dans sa poche une patte de lapin pour fétiche. Cet être humain serait capable de rendre un pauvre lapin infirme pour lui prendre une de ses pattes qui serait destinée à lui porter bonheur. Peut-on quelques fois imaginer voir un animal puissant comme un lion ou un tigre ou même un ours, garder dans sa tanière une patte d’être humain, qui serait elle aussi censée lui porter bonheur.

Et ces médailles de tel ou tel saint, que l’être humain porte sur lui-même ou dans sa voiture. Cette façon ridicule de dire, je touche du bois en se frappant le front. Ou de dire, je croise les doigts. Toutes ces singeries, je dirais plutôt toutes ces bêtises, car je ne vois pas un singe faire toutes ces "humaineries". Ou comme dans certains hôtels que je connais très bien pour avoir travaillé dedans. Constater que dans ces hôtels il n’y a pas de numéro de chambre qui porte le numéro treize. Qu’il n’y a pas non plus de numéro trente et un, parce que ce numéro est l’inverse de treize. Qu’il n’y a pas non plus de treizième étage. On passe du douzième au quatorzième étage comme si tout cela était normal. Tout cela pour satisfaire les superstitions de cette incommensurable bêtise dont l’être humain est fait. Ou ces vendredis treize qui ne sont que prétexte à tous ces requins, à tous ces exploiteurs de la bêtise humaine, afin de les faire acheter leur billet de loterie ou autres conneries. Quand on a habité comme moi un numéro treize pendant des années, on n’a pas plus de sentiment ou de ressentiment envers ce numéro qu’envers un autre. Quand je constate ce niveau de superstitions en tout genre dans nos sociétés dites civilisés, je n'ose en croire mes sens, et la tête me tourne.

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