Le Q.I, le Q.E et le Q.M.F

Ces pages n'étant pas un roman, je peux y intercaler des réflexions de toutes sortes. Je peux parler un peu de l'intelligence, de ce "Q.I.", dit "quotient intellectuel". Ce Q.I. dont on parle tant, et dont il s’y ajouterait maintenant le Q.E, qui veut dire, "quotient émotionnel". Alors, devant les comportements contradictoires de notre espèce, je voudrais en ajouter un autre, qui serait le Q.M.F, qui est à mon avis le signe le plus fréquent dans les rapports entre les êtres humains, et qui veut dire, "quotient de mauvaise foi". Je dirais que le Q.M.F est inversement proportionnelle au Q.E, et plus le Q.M.F est important, plus le Q.E est réduit (c'est logique). Du même coup, le soi-disant Q.I en prend un sacré coup. Car être de mauvaise foi, ce n'est ne pas être très intelligent, (c'est encore logique). Tant la mauvaise foi existe dans tous les domaines, y compris entre les religions.

Je peux étendre ma réflexion en disant qu’un être humain qui possède un Q.I., (quotient intellectuel) supérieur à la "moyenne" n’en fait pas, en général, ce que l’on pourrait appeler une montagne. Il sait qu’il est plus fort que la plupart des autres dans une matière particulière. Il sait aussi, pour la plupart, que dans la majorité des autres "matières" il n’est pas très "fortiche". Je peux ajouter que pour le Q.I. cette impression est générale, sauf, quelques exceptions comme toujours.

En ce qui concerne le Q.E, (quotient émotionnel) il est à peu près identique que pour le Q.I. Un être humain qui est sensible envers ses semblables, vit cette sensibilité avec réserve et humilité. C’est une qualité que les vrais "détenteur" de ce quotient émotionnel ne montre pas. Ils ne montrent pas cette qualité, comme le font les soi-disant détenteurs de cette qualité, qui ne sont pour la plupart que des menteurs. Lorsqu'un être humain possède cette qualité, il en applique le résultat à tous ses semblables qu’il rencontre au cours de son existence, non seulement à ses semblables les plus proches, mais encore plus à ses semblables qui peuvent le servir.

En ce qui concerne le Q.M.F (quotient de mauvaise foi). Les détenteurs de ce défaut sont les plus nombreux dans notre société humaine. Il n’est pas possible d’avoir une conversation sensée avec ces Q.M.F. ils trouvent toujours le moyen, je dirais les moyens de contredire ce que vous leur démontrez, même et surtout si vos arguments sont sans failles. Ils sont vraiment très forts dans ce domaine. Il est dit de ces personnes qu’ils sont intelligentes. Je dis de ces personnes qu’ils sont des menteurs, et je pèse mes mots. Le plus marquant pour ces personnes, sont, qu’ils savent ce qu’ils font. Ils savent qu’ils contredisent ce qu’ils entendent, mais ils sont heureux de leur façon de combattre. Cela se voit et se ressent par la personne qu’ils ont devant eux, mais pour cette personne, il lui est impossible de le démontrer. Le seul moyen de contrer ces individus est de se taire ou de les laisser parler jusqu’à ce qu’ils se noient dans leurs contradictions. Surtout ne pas leur couper la parole quand ils contredisent, mais réamorcer la conversation dans la vérité chaque fois qu’ils commencent à manquer "d’air". Ce manque d’air est bien sûr une image, mais c’est le reflet de la réalité du défaut primordiale de notre espèce humaine. Le plus grave dans la reconnaissance de ce défaut, est dans le résultat de cette reconnaissance. La personne qui combat dans une discussion ce défaut, en est souvent le perdant pour plusieurs raisons.

(1) S’il se tait trop tôt dans la discussion il est sûr d'être le perdant, parce qu’il donne le sentiment pour ceux qui écoutent d’abandonner.

(2) S’il intervient trop souvent en coupant la parole à son contradicteur, il le réamorce dans ses paroles, il recharge si je puis les "batteries" de la mauvaise foi, et ces "batteries" sont d’une qualité à toutes épreuves. Elles ne perdent leur "valeurs" qu’à la mort de cette personne. Parfois elles font encore sentir les effets de cette mauvaise foi pendant un certain temps, mais heureusement ces effets disparaissent assez rapidement. Il suffit pour s’en rendre compte de constater le manque d’enthousiasme des survivants à parler de ces disparus. Je n’ai pas besoin de donner des noms pour designer ces disparus, chacun de nous, s’il est de bonne foi, les reconnaîtra. Je peux quand même citer deux personnages qui ont eu une influence importante dans notre pays chacun à leur façon. L’un c’est DE Gaulle, et c’est un personnage dont notre espèce parlera longtemps. L’autre c’est Mitterrand, dont on vient déjà d’oublier le troisième anniversaire de sa mort. Ce qui confirme ce que je démontre sur le Q.M.F.

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