La récession

Il est dit que l’on craint une récession si on prélève trop sur les revenus élevés, on dit que cela créerait une injustice. Comment peut-on parler d’injustices envers les gros revenus, alors que l’injustice est là ! Flagrante. Lorsque l’on voit les prélèvements sur un revenu inférieur au plafond de la sécurité social qui tourne autour de 22 à 25%. De combien sont les prélèvements sur un P.D.G qui gagne 1 million de francs par mois ? Si les prélèvements étaient justes, il faudrait faire en sorte que les prélèvements de " sociabilité ", c’est-à-dire tous ces prélèvements sur la fiche de paye, devraient être répartis avec une égalité proportionnelle sur tous les revenus. Cette égalité permettrait que les prélèvements sur chaque revenu ne soient plus de 22 à 25% sur les bas salaires mais peut-être de 10% sur chaque revenu. 10% sur un revenu de 10.000 francs ne ferait que 1.000 francs de charge au lieu de 2.200 à 2.500 francs. Il y a vraiment des reformes à faire. Nos représentants souhaitent-ils les faire, je ne le pense pas, compte tenu de leurs revenus, ils s’imposeraient eux-mêmes, donc il ne faut pas y compter. Cela s’appellerait de ma part, rêver. Ainsi que tous ceux qui sont comme moi Il suffirait d’approfondir ce raisonnement pour imaginer la justice dans les prélèvements nécessaires à tous, et non les injustices flagrantes qui existent actuellement.

De tout temps les pouvoirs qui se sont succédé depuis des siècles ont dû recourir à des rajustements pour essayer de faire baisser la pression populaire. Cette pression qui ne manque pas de monter devant des situations comme celle que nous vivons depuis plusieurs décennies. Il suffit de constater la différence qui existe entre la base et le sommet ou si l’on veut entre le plancher et le plafond des salaires. Depuis que l’on a institué le plancher des salaires, le plafond n’a cessé de monter, c’est vraiment l’injustice dans toute sa hauteur, et cette injustice n’est pas près de se rétrécir pour le moment, puisque c’est encore les bas salaires qui trinquent le plus. Il ne faut pas rester dans l’affirmative actuelle qui laisse croire que les bas salaires sont les salaires qui sont situés en dessous de 5.000 francs par mois. Que peut-on obtenir avec cette somme ? Ce qui fait en définitive moins de 100 francs par jour pour vivre une fois que toutes les charges nécessaires à son minimum sont payés. Je vous l’ai dit la pauvreté je sais ce que c’est je suis né dedans. Je sais ce que c’est que d’avoir moins de 100 francs par jour pour vivre.

Que penseraient-ils, d’un coup, si un de ceux qui gagne un million de francs par mois, il ne leur resterait plus que 100 francs par jour pour vivre. Je ne peux pas m’étendre sur un exemple de ce genre pour essayer de convaincre des gens qui n’ont aucun sens des réalités. " À part leurs réalités bien sûr ". Cet exemple deviendrait un échafaudage de mots qui n’auraient plus beaucoup de sens. Comme tout ce que nous entendons sur les ondes ou comme tout ce que nous pouvons lire dans les journaux ou les revues quel qu'en soit l'origine. Comme je l’ai déjà dit, je sais que nous ne pouvons pas être tous perchés sur la même branche, c’est impossible, nous pouvons tous voir ce qui en résulterait, la "branche casserait " et nous nous casserions tous la " figure ". Mais quand même, entre le baobab cet arbre aux branches très hautes et ce pommier à l’harmonie de ses branches presque parfaites il y a d’énormes possibilités d’égalité.

Alors si ces quelques réflexions pouvaient faire que nos grands décideurs s’appliquent à faire un effort et de réfléchir à ce qui serait bien pour tous, cela éviterait peut-être de se poser les questions, comme celle de s'étonner que la consommation ne reparte pas. Elle ne repartira pas comme il faudrait tout le temps que les conditions actuelles seront ce quelles sont. Toutes les décisions que prennent nos grands décideurs sont prisent en dépit du bon sens, et ce n'est pas une plaisanterie.

Voyez Marseille, ce glissement de terrain sur lequel se construisait un grand centre commercial. Heureusement qu’il y a eu ce glissement de terrain, car cet incident va peut-être réveiller nos grands décideurs, pour réfléchir à ce contresens. Pourquoi agrandir le nombre de grande surface commerciale, alors que la consommation ne repart pas ? Pourquoi agrandir le nombre de grande surface commerciale alors que les commerçants existants ne vendent pas ? Encore une aberration. Comme les salaires, puisqu'il n'y a pas de " plafond ", il n’y a pas de plafond non plus dans le développement de l'importance des grandes sociétés quelles que soient ces sociétés. Toutes ces grandes sociétés se développent selon leur bon vouloir, les pouvoir publics n'ont aucun moyen de freiner leur évolution, surtout pas nos députés à l'assemblée Nationale. Il faut les voir et les " étudier " quand ils nous sont " montrés " à la télévision. Ils ont des expressions différentes, s’ils sont dans l’opposition ou dans la majorité.

Il faut voir leurs têtes de crapaud mort d’amour quand ils sont dans l’opposition, et leurs têtes " jubilatoires" quand ils sont dans la majorité. Je me demande comment des gens qui sont supposés être intelligents, peuvent se comporter de la façon dont ils se comportent. On les entend toujours ronchonner comme des enfants dans une cour de récréation, et en plus ils ont des sourires mesquins la plupart du temps. Ils ne sont pas très appréciables. Comment peut-on penser qu'un jour ils vont être capables de voter des lois qui interdiront à ces grands ensembles de s'agrandir au-delà d'une certaine limite ?

Pourquoi laisser ces grands ensembles continuer à manger toutes les petites entreprises les unes après les autres ? Les dirigeants de syndicats qui poussent des cris d’orfraie dans tous les sens, sauf dans le sens qu'il faudrait, ne veulent pas voir ce problème. Ils veulent toujours donner l’impression qu’ils sont capables de tout résoudre. Le résultat de leurs incapacités est si flagrant que j’ai envie d’en sourire. Malheureusement je ris jaune. La satisfaction de leurs résultats, est dans le fait que leur importance syndicale ne peut être que dans les anarchies en tout genre. Souvenez-vous de la participation qui aurait été inscrite dans la constitution de 1969. À cette occasion les syndicats et les partis politiques de gauche ont tout fait pour que cela ne soit pas. Sachant très bien, que si la participation avait été effective nous n’aurions plus besoin de ces fainéants payés par les cotisations syndicales. Bien sûr, ils ne sont pas les seuls responsables. Mais 48% de non, du coté ouvrier et de la gauche en général, se sont ajoutés aux 5% de non, du parti des riches présidé par M. Giscard d’Estaing. Le résultat de ces contradictions nous donne les différences d’aujourd’hui. Les " gros ", grossissent de plus en plus et les " maigres " maigrissent de plus en plus.

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