La prière

Comment admettre qu’il suffit de faire une prière à ce dieu pour qu’il pardonne l’homme de toutes les fautes qu’il a pu commettre. Le massacre de la saint Barthélemy, n’a-t-il pas été "absout" par une simple prière des massacreurs. Il a suffit à ces massacreurs de faire une prière pour être lavé du sang qu’ils venaient de faire couler à flots. Il suffisait de s’adresser au pape de l'époque pour être pardonné, alors que bien souvent les papes étaient de véritables assassins. Ces crimes bien souvent étaient souhaités et ordonnés par ces papes assassins. Il suffit de lire l’histoire de l'espèce humaine pour en avoir confirmation, pourtant les masses continuent à vénérer les représentants de cette église assassine, soi-disant représentant de dieu. Ne dit-on pas encore de nos jours, d’entrer dans une église, de vouloir se laver de ses pêchés par la communion, de s’adresser à dieu et de lui dire, dit seulement une parole et je serai guéri.

Comment l'espèce humaine peut-elle s’adresser à un leurre, et de s’imaginer sa réponse. Comment l'espèce humaine peut-elle se sentir pardonnée d’une faute qu’elle vient de commettre envers un ou plusieurs de ses semblables, et repartir dans la vie comme si rien ne s’était passé. Alors il se sent guéri, il se sent pardonné, mais pardonné de quoi ? Des fautes qu’il vient de commettre envers les autres, c’est un peut trop facile. Il faudra bien sortir un jour de l’emprise de tous ces mensonges, de tous ces leurres, de toutes ces superstitions, tel que toutes ces prières adressées à tous ces saints.

Comment admettre que des hommes ou des femmes bien sûr, qui sont morts depuis des siècles, qu’il suffit de s’adresser à ces morts afin qu’ils prient pour notre salut. Mais quel salut pouvons nous attendre de ces morts ? Ils sont morts et la mort c’est la fin de la vie. C'est la fin de toute action quelle qu'elle soit de la part de celui qui est mort. Quand on est mort on ne le sait pas. Quand on est mort on ne sait plus rien, c’est cela le "charme" de la mort. Il n’y a pas chose plus douce que la mort. Nous ne pouvons pas voir le moment qui nous fait passer de la vie à la mort. Il n’y a pas de vie après la mort d’un être vivant quel que soit cet être vivant, et qui "s’éteint". Il suffit de regarder notre nature au lieu de se raconter des prières qui ne servent à rien.

Regardez seulement un arbre au printemps, vous constaterez que lorsque de nouvelles feuilles apparaissent sur ses branches, ses anciennes feuilles sont toujours à ces pieds, mais ses anciennes feuilles sont mortes et ne repousseront jamais. C’est la même chose pour nous, quand nous sommes morts nous ne revenons pas à la vie. Je mets au défi quiconque de me prouver le contraire, c’est une imagination de plus de la part de l'être humain. Qui peut admettre, que ce que nous entendons de la bouche d'un prêtre l'ors d'un enterrement, que nous ressusciterons dans (x) siècles. Il serait bon que les humains que nous sommes réfléchissent un peu à cette situation impossible. Il serait bon qu'enfin l'être humain réalise, que ce qu'il se permet d'admettre n'est que chimère.

Quand je vois les juifs se lamenter devant un mur, que peuvent-ils lui raconter ? Quand nous voyons un Premier Ministre juif, mettre un mot dans une des innombrables fentes de ce vieux mur, qu'en espère-t-il ? Quand je vois ces milliers de gens devant ce mur se balancer d’arrière en avant avec un livre à la main, je pense qu’ils lisent des lignes qui ont été lue des milliers de fois par d’autres depuis des siècles, mais ils continuent à lire ces mêmes pages qui ne rapporteront rien de plus pour les lecteurs présents, qu’elles n’ont rapporté aux lecteurs passés. À moins que ces lectures dans l’esprit du lecteur, fassent, que quel que soit ses actes, après avoir lu ces pages devant ce mur, qu’il ait la certitude que ses actes seront approuvés par ce mur. Exemple : demander à ce mur de chasser les Palestiniens de leur terre comme ils le font actuellement, s’ils pensent à cette action, ils n’ont apparemment pas retenu la leçon de la dernière guerre. Cette guerre qui les a pourchassés, et pour beaucoup éliminés, mais comme pour le passé de notre espèce les exemples ne servent à rien. L’homme a toujours eu la mémoire courte, je dirais même, que l’homme n’a pas de mémoire du tout. Alors notre espèce continue à s’adresser à ce leurre pour se délester de ses fantasmes, de ses refus de regarder les réalités, et préfère continuer dans ces aspirations qui ne résolvent rien.

Combien de temps cela durera-t-il encore je n’ose en prévoir la durée. J’appelle ces rassemblements qu’ils soient religieux ou autres, du fanatisme. Quand je dis fanatisme, j’emploie un mot mis à ma disposition par notre façon de nous exprimer et de nous comprendre, mais je ne peux pas comprendre ces comportements de l'espèce humaine. Je ne comprends pas ce côté idolâtrie de notre espèce. J’admets que l’on puisse être attiré par la représentation d’une image, quelle soit de nature "vivante" ou "morte", mais pas au point de voir les masses se comporter comme elles se comportent à la suite de ces "images". Je me demande quel doit être l’état d’esprit d’un être humain dans la mouvance d’un troupeau humain qui suit, qui participe à une marche, à un "spectacle" dit de variétés ou autres. Voir une de nos chaînes de télévision tous les dimanches matin passer des émissions religieuses, alors que sur la même chaîne ou une autre chaîne, une émission est présentée et qui représente les religions comme des systèmes d’exploitation de notre espèce.

Qui peut admettre et accepter de tels paradoxes ? Seul la bêtise humaine, l’incommensurable bêtise humaine peut voir de tels paradoxes. Les masses dans de tels instants sont comme devant un "mur". Ils ne voient pas ce qu’il y a derrière ce "mur", ils ne veulent surtout pas le voir. Ils leurs semblent entendent des voix derrière ce "mur" tout comme Jeanne d’Arc, Ulysse ou tout autre mythe de notre espèce.

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