L’Ame

J’entends parler de l’élévation de l’âme, mais l’homme n’a pas d’âme. L’homme n’a pas plus une âme, que n’importe quel être vivant sur notre planète. La seule raison de penser que l'homme pourrait avoir une "âme", cette "âme" ne peut-être que la force des regrets ou des joies de penser que les morts sont plus ou moins regrettés. Nous ne sommes pas les seuls êtres vivants sur notre terre à regretter nos morts. Il suffit d'observer les "animaux" qui vivent près de nous, mais ces "animaux" n'ont pas inventé les prières qui demandent à leurs morts de prier pour eux. Ils pensent plus ou moins longtemps à leurs disparus.

Il est peut-être possible, mais pas sûr, que l'être humain est plus sensibilisé que nos semblables les animaux, à la disparition de nos êtres chers, c'est une différence que nous pouvons peut-être revendiquer à l'ensemble des êtres qui vivent sur notre planète, et parler d'une "âme" de nos morts. Il est visible que l’être humain a plus d’imagination que nos "semblables" les animaux pour s’exprimer sur la façon de regretter la disparition d’un être cher. Mais de là, à aller jusqu’aux excès que "nous" constatons il y a une limite. Aucun d’entre nous ne ressuscitera. Il ne faut pas exagérer, l’être humain devra un jour se le dire.

Par exemple si je perds un être cher je vais le pleurer très longtemps et très fort. J'ai perdu mon Père il y a 35 ans et j'y pense encore très fort. Le souvenir que j'ai de lui pourrait être considéré comme son "âme", et son "âme" en fonction de mes regrets, de mes souvenirs, est au paradis dans moi-même. On peut dire que son "âme" que je sens vivre en moi disparaîtra quand je disparaîtrai. Il en sera de même quand le dernier de sa descendance qui l'a connu aura disparu, en fonction de la force de l'amour que chacun de sa descendance aura eu pour notre père. (Quand je dis notre père je pense à mon père qui m'a engendré, et non le père fictif des religions). Il en sera de même pour moi-même quand je disparaîtrai. Mon "âme" sera au "paradis" ou en "enfer" en fonction de l'amour que mes enfants et de ceux qui m'ont connu me porteront. Il en est de même pour chacun d'entre nous. Les véritables cieux pour chacun d'entre nous ne sont que nos pensées envers les autres, c'est-à-dire nous. Ne sommes-nous pas tous l'autre d'un autre. Par contre si un assassin, un bourreau comme un Hitler ou tout autre assassin disparaît, dans ce cas j'en suis heureux. Cet homme est tellement pour moi détestable, son "âme" est en enfer.

Voici un autre exemple, que sont les livres. Lisons un livre, et non un roman, qui parle de la vie d'un personnage historique, quel que soit son moment dans l'histoire. Il faut se dire que ce personnage à chaque fois que son histoire est lue, ce personnage revit et meure dans la pensée du lecteur comme s'il était présent. C'est ce que je ressens à chaque fois que je lis la vie d’un être humain dans un livre. À la fin de ce livre j'ai toujours une sensation de tristesse ou de "joie" en fonction de ses actions envers ses semblables. Cette lecture, qui se termine toujours par la mort de ce personnage, me donne l'impression d'assister à la fin de leur vie, alors qu'ils sont morts depuis des siècles, voire des millénaires. On peut dire de ces personnages qu'ils vivent "éternellement", mais non dans les cieux. Nous ne sommes pas supérieurs en cela à toutes les autres espèces vivantes quelle qu’elles soient.

Il est trop facile de se dire à soit même, par l'intermédiaire de ces leurres, que nous ne serions pas responsables de nos actes. Se référer à tous ces leurres qui seraient, ce soi-disant dieu ou fils de dieu ou tous ses "saints", pour se refaire une "santé". Mais tous ces "saints" qui sont morts depuis des siècles ne peuvent plus rien pour nous, quelles que soient les prières de ceux qui vont dans ces lieux de prières puissent invoquer. Tout cela, tous ces trucs ne sont que des leurres, des mensonges. Tous ces "saints" qui sont morts, ils sont bien morts. Un "saint" ce serait qui, ce serait quoi ? Ce serait un homme ou une femme qui aurait été particulièrement croyant en pratiquant le culte de dieu, de son fils et de la mère de ce fils. Que ce saint mort, serait l’intercesseur de ceux qui l’invoqueraient auprès des dieux. Il faut vraiment que l'être humain n’ait pas autre chose à penser que croire en de telles balivernes. Je pense à cette "sainte" que l’on appelle sainte Thérèse. Cette jeune fille qui apparemment croyait en dieu et l’implorait très fort pour que ce dieu la soulage de ses souffrances et lui redonne la vie. Cette jeune fille soufrait tellement et implorait tellement son dieu que la religion en a fait une "sainte", afin de continuer à entraîner les masses à implorer ce dieu imaginaire. Je pourrais citer des milliers, et même des centaines de milliers d’exemples de ce genre. Se servir de la souffrance et de la "simplicité" d’êtres humains pour confirmer un mensonge, démontre jusqu’où peut aller la mentalité de l'être humain dans ses actions de tromperies envers ses semblables.

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