Je pense me tromper

Depuis peut de temps, Il me semble que je me suis peut-être trompé. Le remède pour soit disant améliorer les choses ne changent pas. On diminue toujours le pouvoir d’achat des plus faibles, alors que ces plus faibles sont les éléments principaux pour relancer la consommation. Quand j’entends dire que notre société actuelle est une société de consommation, alors qu’en France il y aurait maintenant dix millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Mais qu’est le seuil de pauvreté ? Il faudrait le préciser ! Pour moi un individu quel qu’il soit, dans un Pays dit "civilisé" comme le nôtre, et qui fait partie des sept Pays les plus riches du monde, avec moins de cent cinquante francs par jour pour vivre est dans la pauvreté.

Je prends un exemple : Prenons une famille de trois personnes, qui comprend un couple et un enfant.

Soit, cent cinquante francs multipliés par trois, ce qui fait quatre cent cinquante francs multipliés par trente jours. Soit treize mille cinq cent francs par mois.

Si je prélève le loyer avec les charges, au prix où sont les loyers maintenant il faut compter trois mille francs, et je suis peut-être modeste. J'ajoute, eau, gaz, électricité, environ quatre cents francs par mois. Voilà déjà, trois mille quatre cents francs par mois de moins sur ce revenu.

Si j'ajoute, les impôts locaux selon les régions deux cents francs par mois. En comptant en gros il reste moins de dix mille francs par mois, à diviser par trois. Soit trois mille trois cents francs. Soit environ cent francs par jour et par personne pour manger, s’habiller et s’équiper, c’est-à-dire vivre. Et je prends l’exemple d’un ménage sans voiture, qui est bien souvent obligatoire dans un foyer.

Que reste-t-il ? Combien ? De foyers en France vivent à ce niveau de revenu. Combien ? De Français vivent en dessous de ce revenu. Comment voulez-vous que la consommation reprenne dans ces conditions ! Il ne faut pas chercher loin la réponse à la question ! Pas de moyens pour ces revenus de consommer plus, "il faudrait un Monsieur plus". On aura beau garnir les étalages des magasins ou dépenser encore plus de milliards dans la publicité le résultat ne s’améliorera pas bien au contraire. Les gens ont plus peur des lendemains quand les choses vont mal que lorsqu’elles vont bien. Je sais de quoi je parle j'ai vécu les privations de la dernière guerre. Quant à ceux qui ont des revenus au-dessus des nécessités nécessaires pour vivre, ils placent le surplus de leurs revenus dans les organismes financiers cités plus haut et la boucle est bouclée. Nos grands décideurs placés devant ce dilemme utilisent toujours les mêmes recettes. Appauvrir encore plus le pouvoir d’achat des plus faibles, en augmentant encore les prélèvements. On prélève encore des milliards dont la moitié ira grossir la réserve de la banque de France. Puisque à chaque fois que des prélèvements sur les masses sont nécessaires pour augmenter le budget de l'état, il faut prévoir l’augmentation des réserves de l'état. Ces réserves étant égales au budget de l'état, il est compréhensible que si le budget de l'état augmente, les réserves qui doivent être équivalentes augmentent aussi. Donc si des prélèvements de 25 milliards sont nécessaires pour augmenter le budget de l'état, il faudra prélever 50 milliards sur les masses. Ainsi 25 milliards resteront pour les dépenses "prévues" et 25 milliards iront dormir, transformés en lingots d’or. "D’or égal dormir" ! Dans les coffres de la banque de France ! La consommation diminuera encore, la publicité augmentera encore, et c’est la spirale qui redémarre. Dire qu’il faut aller dans les grandes écoles jusqu’à bac plus (x) pour sortir de telles invraisemblances, qui se perpétuent dans le temps. Nous vivons dans des escroqueries permanentes en tout genre, je vais en démontrer un exemple.

J’ai eu besoin il y a un an de quatre-vingt mille francs, et j’ai trouvé cet argent à un taux de 10,40% par an. En quatre ans cela me coûte très cher mais j’ai calculé mes possibilités, j’avais besoin, j’ai pris. Le comble ! C’est que cet organisme qui m’a prêté cet argent, n’a pas trouvé mieux que de me relancer, et ceci plusieurs fois pour le cas ou j’aurais des économies. Il me demandait alors, de les placer dans son organisme qui me rapporterait 5%. Comment peut-on avoir le culot de prêter de l’argent à quelqu’un et de demander ensuite à ce quelqu’un de déposer ces économies dans son organisme, alors que ce dit organisme vous prête de l’argent ! En somme, il me demande de lui "prêter" mes économies à 5% pour qu’il puisse me les "re-prêter" de nouveau à 10%. C’est une bonne manœuvre mais comme escroquerie on ne fait pas mieux. Comment ces gens n’ont-ils pas le bon sens de comprendre que si j’emprunte c’est que je n’ai pas d’économie ? Comment des lois peuvent-elles autoriser de telles manœuvres ? C’est ce genre de fourberie qui domine nos sociétés d’aujourd’hui. Ce sont des gens sans sentiment d’aucune sorte. Surtout pas ce sentiment de honte qui me fait un peu rougir pour eux. La honte, je le répète, ils la déposent tous les matins, sauf s'ils sont constipés, dans la cuvette des chiottes.

Il est d’autres fourberies qui existe dans nos sociétés à un niveau encore plus important, ce serait à mes yeux pour commencer, la privatisation des entreprises nationalisées. En somme les dénationalisations ! Sans vouloir en critiquer le principe, on vend à qui peut acheter des parts de ces entreprises, et chacune de ces parts à une valeur en fonction du nombre de parts, jusque la ce n'est pas sorcier. On réserve un nombre de parts pour les petits acheteurs, et les acheteurs en tout genre affluent, et c’est vendu. Je ne plains pas bien au contraire ceux qui se font ruiner, l’appât du gain n’est pas toujours conforme à ce qu’on espérait. Mais je vais m’arrêter sur le tunnel sous la manche, "puisque dessous c’est interdit".

Voir le tunnel sous la Manche.

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