Je ne mâche pas mes mots

Toutes ces lettres que j’ai écrites depuis des années, je les ai écrites pour donner mon opinion sur tout ce que je trouve d’anormal dans notre Pays. Je ne mâche pourtant pas mes mots pour dire à tous ces "responsables" ce qu'ils sont, mais ils s’en moquent ! Ils parlent beaucoup ! Ils dénoncent des situations dans les autres Pays, affirmant que notre pays est un exemple à suivre. Ils ne connaissent pas cette maxime qui dit... "La fierté n’appartient qu’aux imbéciles".

Je pense que l’on doit d’abords balayer devant sa porte, avant d’aller voir chez les autres ce qui s’y passe. Cela devrait être le travail de nos médias, mais nos médias, comme je l’ai déjà dit, ont encore beaucoup de choses à apprendre de leur métier. Ils sont plus souvent intéressés par l’écume de la société que par la société elle-même. Ils ne relèvent que les sujets à scandale de l’écume qui fait vendre leur papier. Je n’invente rien, il suffit de lire les gros titres de tous les journaux, alors que ce qu’ils appellent les bas fonds de notre société, mériterait qu'ils s’en occupent un peu plus. C’est ce bon sens, qui devrait être le niveau culminant de la préoccupation de ceux qui ont la possibilité d’agir.

Nous pouvons entendre ou lire tous les jours des paroles ou des articles qui dénoncent ces anomalies, pourtant rien ne change, pourquoi ? Parce que comme je l’ai dit, tous les responsables de ces dénoncent, savent que ces anomalies sont une mine d’or pour le maintient de leur niveau dans nos sociétés. Donc pour eux, l’augmentation de ces différences entre les richesses des uns et la pauvreté des autres est une source de richesse qu’il ne faut pas laisser tarir. Il faudrait pour diminuer la différence entre ces deux pôles, que sont la richesse et la pauvreté, écouter d’avantage les vraies victimes de ces différences, ce qui en relèverait le niveau. Ce qui ferait comprendre à tous ceux qui se maintiennent au-dessus de ces bas fonds, que ces bas fonds sont la "semelle" de leur niveau du lux dans lequel ils pavoisent un peu trop.

À l’instant où j’écris ces lignes qui suivent, ils sont près de dix millions dans notre pays à vivre au-dessous du seuil de pauvreté. Qu’elle honte je ressentirais si je faisais partie de tous ceux qui sont responsables d’une telle situation ? Mais la honte comme je le dis souvent, ils la déposent tous les matins dans la cuvette des W-C. Autrement dit, ils chient la honte tous les matins, sauf si bien sûr ils sont constipés. Dans ce cas ils ne chient que tous les trois jours ! Et les odeurs nauséabondes qu’ils diffusent, sont encore plus pestilentielles. C’est cette odeur que je respire quand je vois le regard indiffèrent, de la part de ceux qui ont plus que le nécessaire, devant cette incommensurable différence. Il est vrai que cette différence a toujours existé, mais il est facile de constater que cette différence est de plus en plus importante.

Malgré mon handicap d’instruction, que des personnes tellement bornées, et censés êtres intelligents, puisque instruits, m’ont empêché de suivre pendant ma scolarité. Ce degré d’instruction, qui parait-il est indispensable comme aptitude à être reconnu, comme aptitude à être écouté, par les diffuseurs de toutes suggestions qui apparaîtrait être une amélioration dans la réduction des différences qui s’agrandissent entre les membres de cette société qu’est la société humaine. Mais est-ce nécessaire d'être au "top" de l’instruction, pour être capable de sentir les insuffisances de ceux qui justement croient au top de ces capacités nécessaires pour faire fonctionner la société humaine. C’est une erreur des masses de s’imaginer une telle vision. L’instruction poussée ne permet plus d'écouter, ni de lire les plaintes des bas-fonds. Ne permet plus de lire entre les lignes, et d’écouter entre les mots les vérités de ceux qui expriment leurs détresses. En ce qui me concerne, je n’ai jamais craint d'être ridiculisé par ceux qui me lisent, ni par ceux qui m’écoutent quand je m’exprime. C’est ce qui me permet en cet instant, et même surtout depuis longtemps, de m’exprimer le plus clairement possible, pour les illettrés de l’instruction dans les idées, les critiques, et les reproches. Ce devrait être une obligation de chacun de nous, qui se sent concerné, de se faire entendre par tous ces responsables de la situation de nos conditions de vies. C’est justement à cause de ma situation et de celle de beaucoup de mes semblables que je m’efforce de regarder autour de moi et d’analyser le comportement non pas de chacun. Mais du résultat global et désastreux du comportement de certains.

Retour....