Coïncidences ?

De toutes les lettres que j’ai écrites depuis au moins 20 ans, je suis presque sûr d’avoir été à l’origine de plusieurs décisions prise par certains de ceux à qui j’ai écrit. Mais bien sûr, ils ne sont pas venus me dire que je les avais influencés. Pourtant il m’est arrivé d’entendre des mots, des phrases qui étaient dans mes lettres, et qui expliquaient certaines situations du comportement de notre espèce. Ces réflexions je les ai souvent trouvés bien près des lettres que j’avais envoyées. Ce sont des coïncidences qui ne peuvent pas toutes être des hasards. Je vais en donner quelques exemples.

Parmi mes longues lettres, j’en ai envoyé une, ce devait être en 1976 à M. Giscard d’Estaing qui était Président de la République. Je lui faisais part d’un cas dans mon immeuble particulièrement pénible à mes yeux. Je parlais d'un homme que sa femme avait quitté, et qu’il se retrouvait seul avec 5 enfants en bas âges, dont un bébé d’environ 1 an. Cet homme se trouvait dans une grande misère. Il travaillait dans l’usine à quelques centaines de mètres de chez lui, mais comment vivre avec un salaire de manoeuvre et cinq enfants. Alors j’ai lu dans le hall de l’immeuble que cet homme allait être saisi par huissier, des quelques meubles qu’il avait chez lui. En lisant cette affiche mon sang n’a fait qu’un tour, et je suis allé voir une personne qui habitait dans l’immeuble et qui faisait partie d’un mouvement de locataire pour lui parler de l’affaire. Il ma répondu qu’il s’en occupait. Je lui ai proposé d'écrire à M. Giscard, et il s’est écrié, non pas Giscard ! C'était apparemment pour lui une insulte "il était communiste". Alors j’ai fait une lettre de plusieurs pages pour expliquer le cas de cet homme et de ses enfants.

Quand j’ai eu écrit cette lettre de plusieurs pages, je suis allé voir cet homme pour qu’il lise ma lettre. Je ne voulais pas envoyer cette lettre sans son consentement. Quand je lui ai présenté ma lettre, une de ses petites filles qui devait avoir dans les 6 ans a dit à son père : Tu vois papa qu’on va t’aider. Cette réflexion me touche encore beaucoup aujourd’hui. J’ai aussi fait lire cette lettre à ma mère qui pour elle devait être assez pathétique. Ma mère qui avait tant souffert dans sa vie pour nous élever, devait lui rappeler de bien triste souvenir, car j’ai vu ma mère pleurer. Enfin j’ai envoyé cette lettre qui devait être pleine de fautes d’orthographe mais ce n'était pas mon premier souci. Je peux vous dire, que peu de jours après cette lettre, l’affiche de saisie dans le hall avait disparu, cet homme n’a pas été saisi, et qui plus est, il a reçu des aides, et j’en ai été très heureux. Il a même eu le droit de se rendre à son travail qu’après s’être occupé de ses enfants le matin. Quelques semaines après, M. Giscard annonçait la création d’un fond de solidarité pour les personnes non solvables. Influences ou coïncidences, à voir ?

Autre exemple : Cela se passait le matin sur France inter, après les informations de 6 heures. Il existait un "jeu" depuis longtemps qui consistait à (trouver l’info). Ce "jeu" m’a pendant longtemps fait bouillir, car il précisait que les auditeurs ne doivent appeler qu'un jour sur deux, s'ils appelaient soit des régions, soit de Paris. Je trouvais que Paris ne représentant qu’un cinquième de la population française, il n'était pas juste qu’il puisse être favorisé à ce point par rapport aux régions. Alors, il existait sur France inter une émission qui s’appelait, "merci de me laisser parler". Je me suis arrangé pour être convoqué à France inter Cherbourg pour parler de ce sujet, et j’ai été convoqué, et j’ai parlé. J’ai expliqué mon point de vue sur la chose, et mon explication est passée sur France inter. Patricia Martin qui est toujours là pourrait s’en souvenir, et j’ai en retour reçu un petit poste de radio. Toujours est-il que maintenant, il n’y à plus de Paris ni de régions. Tout le monde peut jouer tous les jours, c’est un juste retour à l'égalité. Influences ou coïncidences, à voir !

Ce que je regrette c’est que cette émission "merci de me laisser parler" n’existe plus, et c’est bien dommage. Pourtant cette émission permettait à beaucoup de personnes de dire des choses qui devaient déranger beaucoup de monde, d'où sa suppression certainement.

Autre exemple : Ma lettre que j’ai envoyé à Greenpeace, Greenpeace 15 jours après était en Chine, influences ou coïncidences, à voir !

Tout est possible mais quand les coïncidences se répète trop souvent avouez qu’il peut y avoir doute. À la suite de tout ce qui est écrit dans ces pages. Je peux prédire que si un certain nombre de personnes dans notre pays pouvaient lire ces pages, nous pourrions dans peu de temps entrer dans des négociations pour le partage du travail. Il pourrait être question des négociations dans le développement des transports en commun. Ces négociations pourraient permettre une diminution rapide du nombre des chômeurs, du nombre des étudiants dans les universités, dont beaucoup seraient heureux de trouver du travail. Nous aurions une diminution des embouteillages dans les grandes villes. Nous aurions une diminution importante de la pollution due au trop grand nombre de voiture en circulation les jours ouvrables. Les cheminots pourront garder leurs acquits sociaux, le trou de la sécurité sociale sera bouché, et tout le monde retrouverait son calme. Les organismes financiers se réduiront en nombre, ce qui réduira les marchés de l’argent. Les marchés vraiment nécessaires à tous, reprendront sans augmenter les dépenses en publicités sur nos écrans de télévision. Ces publicités qui de toute façon sont appelés à disparaître avec le développement de la télévision à carte. Il y a au moins 25 ans que je dis à mon entourage que la télévision à carte serait là un jour, et je ne me suis pas trompé. Elle arrive et c’est tant mieux. Je ne vois pas un possesseur de télévision à carte, laisser sa carte à péage pour écouter et regarder des messages publicitaires qui depuis des années ne peut plus les supporter.

En ce qui concerne les mouvements actuels de protestations. Je dirais que si tous ceux qui manifestent dans les rues étaient moins "brebis", que si au lieu de hurler dans les rues des slogans qui ressemble plus à de la fumée qu'à un véritable foyer, dont les charbons "ardents" sont les dirigeants syndicaux genre Blondel et Vianet. Ces entraîneurs, qui ont trop souvent des places privilégiées dans beaucoup de conseils d’administrations, qu’ils ont peur de perdre, et ils vont les perdre. Parce qu'on ne peut indéfiniment permettre à des gens de faire la pluie et le beau temps, dans des décisions qui pourraient être prises afin de permettre des améliorations nécessaires pour le bien de tous. Notre passé est plein de ces retards dus à des actions du genre de celle que nous voyons aujourd’hui. Quand tous ces hurleurs, (singes hurleurs) vont-ils comprendre que les cris n’ont jamais abouti à grand chose sauf des désastres. Ils feraient mieux de faire comme moi écrire, même si on n’a pas toujours les réponses que l’on attend. Mais plus nous serons nombreux à écrire plus le poids en sera important.

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