Chômage et reprise

Je peux aussi parler des problèmes qui sont toujours d'actualité, comme le chômage, la reprise de la consommation qui ne vient toujours pas, et qui n'est pas près de venir, même si certains hommes politiques, et autres commentateurs nous font croire le contraire. Comment espérer une reprise de la consommation qui résoudrait les problèmes de notre société, compte tenu des situations financières de la plupart des citoyens de notre Pays. Contrairement de ce qu'on entend tous les jours à la radio ou à la télévision, et qui nous chantent tous les jours que la reprise est en marche. Je veux bien les écouter, mais je ne peux pas les approuver.

Comment nous faire admettre que la reprise est en marche, alors que dix millions de personnes sur soixante cinq millions d’habitants dans notre pays vivent en dessous du seuil de pauvreté. Il ne faut pas oublier non plus les millions de personnes qui ne sont pas considérés comme vivant en dessous de seuil de pauvreté, et qui ont un revenu au niveau du S.M.IC ou légèrement au-dessus. Ces catégories de personnes qui sont à ce niveau de revenu, ne sont pour la plupart pas mieux lotis que les "sous-smicard", puisque ces personnes étant "classés" comme ayant un revenu suffisant pour vivre, se retrouvent à mon avis, et devraient surtout se retrouver comme étant classés vivant en dessous du seuil de pauvreté. Compte tenu des charges qu’ils doivent payer d’une part, et des aides qu’ils ne reçoivent plus d’autre part.

Alors qui sont les consommateurs de cette soi-disant reprise. Ce ne peut être que ceux qui s’enrichissent sur le dos des pauvres, et qui peuvent acquérir tous les nouveaux moyens de "consommation". Cette "reprise", peut être aussi "confirmée" par ceux qui voudraient faire comme ceux qui ont les moyens de consommer, et que pour suivre ce mouvement, ils empruntent les moyens financiers pour leur consommation dans les organismes, dont les publicités remplissent chaque revue, et chaque instant de publicité sur nos chaîne de radio et de télévision. Ainsi ces emprunteurs d’occasion, font bien souvent la richesse de ces prêteurs en ne pouvant plus continuer de rembourser ce qu’ils ont emprunté, malheureusement ces situations se produisent trop souvent dans notre pays. Ce qui fait que ces organismes financiers s’enrichissent encore plus en profitant des "restes" de ces emprunteurs d’occasion.

J’ajoute qu’en ce qui concerne tous ces organismes de crédit à la consommation, je me demande si ces organismes ne sont pas des "annexes" de ces grandes entreprises qui font des bénéfices énormes, et qui, par l’intermédiaire de ces organismes prête de l’argent à ces classes appauvries volontairement, pour qu’ils viennent ensuite "consommer" les produits fabriqués par ces mêmes entreprises. Ainsi la boucle que je dénonce tant des ces pages est encore bouclée. J’ajouterai que ces sommes qui remplissent les caisses de ces organismes de prêt à la consommation sont aussi "renflouées" par les aides que l'état, (l'état c’est nous) distribue à ces grandes entreprises industrielles et commerciales. De cette façon le "drainage" est parfait.

En ce qui concerne cette soi-disant reprise, je peux prendre comme exemple mon simple cas. Je suis retraité et je viens de faire ma déclaration de revenu 1996, et ma surprise est de taille. Je voudrais bien que mon exemple fasse comprendre à tous les spécialistes de l'économie, qui "chantent" à qui veut bien les écouter, que le pouvoir d'achat des français n’augmente pas comme ils veulent nous le faire admettre. Etant retraité, mon revenu n'est donc pas soumis aux aléas des heures de travail, et je pense qu'après avoir été salarié pendant 46 ans je peux prétendre à un peu de stabilité.

Donc en faisant la différence de mon revenu de 1995 et 1996, et compte tenu comme chacun le sait, des prélèvements nouveaux qui nous tombent dessus, je n'ai eu que soixante-neuf francs d'augmentation de pouvoir d'achat pour l'année 96, soit 0.69%. Ce qui dément ceux qui affirme que notre pouvoir d'achat augmentent. Pour bien comprendre ce que je dis, il vous faudrait lire la lettre que j'ai envoyée à M. Bérégovoy lorsqu’il était ministre des finances. Dans cette lettre de six pages, je lui dis que ces déclarations sur l’augmentation de notre pouvoir d’achat, sont un tissu de mensonges. À cette époque j'étais préretraité, et je lui ai démontré par le détail de mes revenus qu’il mentait. Bien sûr, il ne m’a pas répondu, mais l’année suivante sur notre feuille d’impôts, il n’a plus mentionné que notre pouvoir d’achat augmentait. Si j'ajoute que mon épouse qui en quatre-vingt-seize, et qui était toujours salariée, mais en maladie, a perçu pour son année quatre mille huit cents francs. Je dis bien quatre mille huit cents francs, au lieu de sept mille cinq cents francs. C’est une preuve de plus de la baisse de notre pouvoir d’achat.

Cette somme, était son salaire annuel compte tenu des quelques heures de travail qu’elle avait réussi à trouver après trois années de chômage. Cette situation c'est le résultat du passage de Bérégovoy, qui a occupé une place dont il était incapable d'en assumer la charge. Je n'invente rien le résultat se fait toujours sentir. Mon épouse qui était au chômage à cette époque, en a été exclue sans "tambour ni trompette". Il fallait réduire le chômage et pour cela tous les moyens étaient bons à ce gouvernement pour en truquer les chiffres. Les méthodes depuis, hélas n’ont guère changé. Mon épouse a donc dû se laisser "séduire" pour un emploi, avec un salaire d'environ six cents francs brut par mois. Sur ce salaire on lui retenait des charges sociales qui ne lui ont servi à rien, puisque pendant les trois années quelle a occupé cet emploi, plus les trois années de chômages non indemnisés, elle n'a obtenu que quatre trimestres supplémentaires pour sa retraite. Soit quatre trimestres pour six années de galères, ce n’est pas très cher payé. Ce qui fait que pour 1996 nous avons une baisse de notre pouvoir d'achat basé sur notre revenu d'environ 4%.

Qui pourrait faire, que des situations comme la mienne ne continuent pas à se multiplier comme cela se fait en ce moment. Ce n'est certainement pas ceux qui en parlent tous les jours, soit à la radio ou à la télévision qui fera changer tout cela. Pour la seule raison que ce sont toujours les mêmes que l'on entend. Ils disent tous les jours la même chose, et les choses ne changent pas. Pourquoi, parce que ces gens s'imaginent qu'ils connaissent tout, qu'ils peuvent parler de tous les sujets sans en vivre les vrais tourments.

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