Charité bien ordonnée

Sachant d’avance que,

"charité bien ordonnée on commence par soit même".

Je viens de m’en rendre compte chez mon dentiste "sans le critiquer bien sûr". Je n’ai pu me faire effectuer une remise en état de ma mâchoire, qui en aurait pourtant bien besoin, et cette réfection me serait tout aussi utile qu’à un riche. ( Quand je dis riche et pauvre c’est pour simplement mettre les choses à leur place). Cette réfection m’aurait coûté dix mille francs avec un remboursement d’environ trois mille francs, soit sept mille francs à ma charge. De plus, bien sûr, je n’ai pas, cette somme, et je n’ai pas de mutuelle, et pour cause, les mutuelles coûtent trop cher. Pour avoir de nos jours une mutuelle qui permettrait pour des soins courants, un remboursement total, il faut compter pour mon épouse et moi, environ sept cents francs par mois. C’est une somme que nous ne dépassons jamais pour nos soins courants, alors pourquoi grever notre budget qui n’est déjà pas très important. Pourquoi payer plus que nous n’avons besoin de remboursements. Au prix où sont ces mutuelles, j’ai fait plus d’économie en n’ayant pas de mutuelle que si j’avais été mutualiste. De plus j’ajoute, que compte tenu du prix de leur mutuelle, ces adhérents mutualistes sont plus enclins de se rendre chez le médecin. C’est une visite dont ils ne se privent pas, sachant qu’avec leur mutuelle ils seront remboursés intégralement la plupart du temps.

J’accuse tous ces adhérents de mutuelles d'être responsable plus que moi du "trou" de la sécurité sociale. Connaissant les faibles remboursements de notre sécurité sociale, je ne vais chez le médecin que pour des soins indispensables, et à moins d'être fonctionnaire ou riche il est impossible à un particulier comme moi d’avoir une mutuelle. Voilà pourquoi je me suis contenté d’une réfection partielle de mes dents. Cela fera que je continuerai à mal mâcher. Je continuerai ainsi à maintenir mes maux d’estomacs et intestinaux, que je devrai faire soigner. Il me faudra pour cela rendre visite à mon médecin pour obtenir les traitements nécessaires au soulagement de mes douleurs ou continuer de souffrir en "silence" comme j’ai toujours été obligé de le faire. Ainsi je ne me sentirai pas responsable de l’agrandissement du trou de la sécurité social. Quand j’entends parler des droits de l’homme à longueur de journée je me dis quelle foutaise ? Mais qui va se soucier de mes soucis. Tout cela parce que les bas salaires ne peuvent se faire soigner avec les mêmes possibilités que les riches. Il vaut mieux appauvrir de plus en plus les pauvres et enrichir de plus en plus les riches. Je n’invente rien les faits sont là !

Tout cela ne durera qu’un temps ! Les riches sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Ce ne sont pas les dirigeants des syndicats qui vont oeuvrer en ce moment pour améliorer les choses, en négociant sur le temps de travail. La seule question qui se pose actuellement, est, comment faire en sorte que les riches se rendent compte que leur pilier va s’écrouler s’ils continuent à ignorer la base sur laquelle ils reposent. La révolution monte, il est encore possible de l’arrêter. Ce qui manque à la base c’est du travail. Il faut partager le travail ! Il faut en venir aux 32 heures. Il serait possible de le faire tout de suite sur les six principaux jours de la semaine. Je ne peux supporter d’entendre dire que la chose est impossible par les dirigeants d’entreprises. Je veux bien admettre que pour certains secteurs cela serait plus difficile, mais dans la plupart des secteurs la chose est faisable tout de suite. Ensuite il faudra en venir et faire comme dans toutes les corporations ou le dimanche n’existe plus. Il faut généraliser cet état de fait. Il faudrait supprimer le sacral saint week-end, parce que, ce sacré saint week-end ne sert plus à rien. Il faut en finir avec cette croyance ridicule que le dimanche est réservé à la prière ! Au repos dominical. Cela devrait être fini depuis longtemps.

Il faut faire en sorte de travailler 4 jours et se reposer 3 jours, pour que tout le monde travaille. Ceux qui disent, si le Pays veut s'en sortir, il ne faut pas travailler moins, mais travailler plus. Ils ont raison. Mais ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que nous pouvons travailler plus, en étant plus nombreux à faire d’avantages de travail. Pas besoin de sortir des grandes écoles pour comprendre ce petit problème. J’en parle dans ma lettre envoyée en 1985. Si nous n’en venons pas à cette solution se sera l’explosion. Les moyens pour en venir à cette solution sont là, ils nous tendent les bras. Il suffit de les voir. Ce que demande tout citoyen c’est du travail. Il veut avoir la sensation d'être là pour quelque chose. Il veut participer, toucher sa paye, c'est fondamental pour un individu. L’oisiveté est mère de tous les vices. Dépêchez-vous si vous ne voulez pas que les enragés de 1789 reviennent en surface.

Comme dirait un ancien acteur bien connu, "mais bon dieu mais c’est bien sûr". Tellement d’organismes se sont créés sur ce fléau qu’est le chômage que rien ne se fera. À commencer par les quelques six ou sept cents antennes des ASSEDIC et autant d’antennes ANPE, sur notre territoire qui ont été créés à cet effet. Je me demande ce que deviendraient les personnels employés dans ces nombreuses antennes, si d’un seul coup il n’y avait plus de chômeurs. J’ajoute que Madame Notat qui est Présidente des ASSEDIC se retrouverait au chômage, alors cela me ferait beaucoup rire. Ces organismes que sont les ASSEDIC et les ANPE n’auraient jamais dû voir le jour. Les responsables du début de ces décisions ont été incapables de voir ce qu’il fallait faire, et ceux qui maintiennent actuellement ces situations n’en sont pas plus capables. Il y a des décennies voir des siècles que notre espèce humaine par sa bêtise se casse la figure. "Nous" n’avons pas encore compris et particulièrement nos responsables cette réflexion que j’ai répétée bien souvent à mes enfants ! "C’est en se cassant la figure qu’on apprend à tenir debout". Je souhaiterais que nos futures responsables réfléchissent à cette réflexion, mais je sais que je prêche pour ne rien dire. À mon âge j’ai vu bien des "nouveaux" prendre la place des "anciens" sans que cela améliore les situations en cours bien au contraire. Encore une fois je n’invente rien les faits sont là !

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