Autre lettre à Mitterand

La lettre qui suit n'est que la continuité des pensées que j'avais contre Mitterrand, qui à mon avis ne mérite même plus que je l'appel Monsieur. Quand on n'est un Monsieur qui occupe la fonction la plus importante d'un Pays, on ne fait pas reculer le niveau de vie des malheureux de son Pays comme il la fait. Il n'a aucune excuse, il tenait la barre, il a voulu tenir la barre, envers et contre tout. Seul son orgueil qui était le sentiment dominant de sa personnalité, le maintenait.

 

Voici ma deuxième lettre à M. Mitterand.

Le 13-01-1990.

Monsieur

Je réponds à vos vux de bonne et heureuse année 90 avec toujours la même amertume. Comment pouvez-vous vous sentir aussi satisfait de vous même ? Lorsque je constate qu'après 10 années de Présidence de notre Pays, le sort des pauvres ne s'est pas amélioré. Comment pouvez-vous souhaiter une bonne année à des files de pauvres qui font la queue devant les restaurants du cur. Comment ! Vous qui entendez le peuple Chinois crier, " nous avons du pain nous voulons des lois " vous n'entendez pas une partie du peuple Français qui crie " nous avons des lois nous voudrions un peu plus de pain ". Je ne suis pas contre le fait d'aider les autres, mais pas aux dépends des siens. L'image que vous montrez de la France n'est pas réelle. Elle ne le sera que lorsqu'il n'y aura plus aucun citoyen Français ou comme tel, qui ne sera plus écarté du minimum nécessaire auquel il a droit.

Vous avez à votre disposition d'après le Quid, 15 millions de francs par an, pour vous loger, vous nourrir et vous promener. Il est dans la vie pour tout citoyen des nécessités, tel que le logement et la nourriture, mais les promenades cela peut se réduire. Si vous dépensiez quelques millions de francs de moins par an à vous promener, cela permettrait peut-être un peu de bien-être en plus à quelques pauvres de notre Pays. Vous êtes le personnage qui occupez la plus haute fonction de notre Pays. Si comme le dit le dicton " l'exemple vient d'en haut " je vous laisse le choix de la réflexion. Quand j'entends ce que vous dite maintenant et ce que vous disiez il y a 10, 20, 30, 40 ans, il vous était impossible, impensable de vous associer politiquement avec des idées comme celles que vous combattiez. Mais vous les combattiez toutes. C'est évidement la seule solution quand on veut le pouvoir, même au prix du mensonge pour gagner. Je vous entends maintenant souhaiter l'adhésion de tous à vos idées, à vos désirs. Comment pouvez-vous espérer des autres ce que vous leur avez toujours refusé. Si vous souhaitez l'union de tous, c'est que vous savez que l'union fait la force. Je pense qu'il est un peu tard pour vous de l'admettre. Par votre refus de ne pas l'avoir admis plus tôt, vous nous avez fait perdre 30 années de progrès social. Il y aurait moins de pauvres dans notre Pays maintenant si vous aviez adhéré au lieu de combattre des idées, qui comme toutes les idées ont besoin d'être discutés avant d'être combattues pour être améliorés, mais pas annulées pour être reprises ensuite, pour faire admettre qu'elles sont de soit. C'est ce que vous avez fait et c'est malhonnête. Ont dit, " de la discussion jaillit la lumière ", connaissez-vous ce dit-on, je ne le pense pas. Dites- vous bien, que si moi pauvre citoyen, parmi les pauvres citoyens, je vous dis les choses telles que je les vois, et si je suis un des rares à vous le dire, d'autres que moi le pensent et les écriront. Non pas comme les médias actuels, mais comme les historiens, qui eux seuls, rétablirons une vérité historique. Nous ne serons plus, ni vous ni moi de ce monde.

Si je ne crois pas à la résurrection de l'homme après sa mort, je crois à sa postérité, qui bien sûr, ne fera jamais rougir les morts. Mais je l'espère fera réfléchir les vivants. Ce qui malheureusement, ne les feront pas agir pour autant dans le bon sens. Les actions présentes nous montrent que les erreurs de notre passé n'ont pas servi à grand chose. Vous en êtes un exemple vivant, ainsi que tous ceux qui vous soutiennent. L'homme ne sait toujours pas que son avenir est derrière lui, mais hélas, il se conduit depuis toujours comme s'il passait tous les jours à la même heure, au même endroit, et se cassait la figure à cause de le même marche. Ce qui me fait ajouter que tous les hommes qui vivent sur le dos des autres hommes, ont un grand avenir devant eux. Les peuples ont besoin souvent de plusieurs décennies, voire des siècles de souffrances pour comprendre ce qu'il faut faire, et bien souvent avec des sacrifices énormes. Les derniers événements dans le monde nous le démontrent. Il ne faut surtout pas faire celui qui les avait prévus, il est facile de voir la paille dans l'oeil du voisin, alors qu'on ne peut voir la poutre qu'on a dans le sien. On ne répétera jamais assez cette vérité, car tout le monde la dit ! Mais personne ne l'applique.

Il ne suffit pas non plus de parler sur le malheur des siens, il faut les aider. Pas la peine de construire un opéra, une verrière dans la cour du Louvre, de planter des asperges de Buren, et j'en passe. Alors qu'un universitaire sur deux n'a pas de siège pour s'asseoir, ni de table pour poser ses cahiers. Pourtant je vous ai plusieurs fois entendus dire " gouverner c'est prévoir ". Combien de septennats vous faudrait-il pour améliorer notre sort comme vous l'aviez promis ? Vous avez presque triplé le budget de l'état en près de 9 ans. Pensez-vous que le pouvoir d'achat des pauvres a triplé en 9 ans, certainement pas. Mais les pauvres ont triplé en nombre et j'en fais partie depuis que j'ai été mis en préretraite en juillet 1987.

Etant originaire de la Manche et saturé de la circulation dans Paris et sa banlieue, je n'ai eu qu'une envie revenir dans ma campagne. Ma femme qui était assistante maternelle, a quitté son emploi pour me suivre, alors bien sûr, elle n'a droit à aucune indemnité de chômage. C'est ce qui nous a été répondu parce qu'elle avait quitté son emploi pour convenance personnelle. Si cela est un motif de refus de la part des administrations, donc de l'état, donc des pouvoirs publics. Alors pourquoi les réfugiés politiques dans notre Pays, qui ont eux aussi quitté leur Pays pour des convenances personnelles perçoivent-ils des indemnités, des administrations. Donc de l'état de mon Pays, qui pense aux autres avant les siens. Alors que nous aidions les autres oui, mais charité bien ordonnée on commence par les siens. Alors ne me demandez pas de vous écouter, de vous comprendre, vous ne me convaincrez jamais, vos promesses ne sont que du vent.

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